Collage de six photos de publicités et supports fautifs : autocollant de vélo, menu, une de tabloïd, cabine d'essayage, affichage arabe, pub InstagramCampaign Middle East épingle huit pubs ratées The Spin d'octobre : fautes, oublis et contresens
Dans sa chronique mensuelle The Spin, Campaign Middle East recense huit erreurs d'octobre, dont une pub qui ne montre pas ses chaussures et une version arabe qui ne dit pas la même chose que l'anglaise.
Par La rédaction
Pourquoi ça compte
Chaque mois, la chronique The Spin de Campaign Middle East rassemble des publicités et des supports repérés pour leurs erreurs. Le numéro du 16 octobre en compte huit : une cabine d'essayage, une publicité Instagram de chaussures, un autocollant de vélo, un affichage bilingue, un panneau de dépose de VTC, un menu de restaurant indien, une capture de temps d'écran sur iPhone et deux unes de tabloïds écossais. Le ton est celui de l'humour. Pour une agence ou un annonceur, la liste se lit aussi comme un rappel : relire le support tel qu'il sera posé ou publié, avec des yeux qui ne l'ont pas écrit.
Les faits
- Médias
- Chronique en ligne de Campaign Middle East
- Date
- 16 octobre 2026
D'après Campaign Middle East, les trois premiers cas tiennent au décalage entre le message et ce qu'on voit. Sur la porte d'une cabine d'essayage, la photo montre un panneau DMart « 4 Men's Trial Room » et « Only 2 items allowed » : la chronique s'amuse d'un essayage à quatre derrière la porte numéro quatre. Une publicité Instagram de la marque Gully Labs affiche « I'm wearing these @gullylabs sneakers with everything » sur un visuel où le visage est masqué par un téléphone et où l'on ne voit pas les chaussures. Sur un vélo, l'autocollant « Warning » énumère « Be safe, wear a helmet » et « Ride slow, enjoy bicycle », puis termine sur « Made in India ». La chronique n'a jamais vu cette mention sur une notice de sécurité.
Porte d'une cabine d'essayage DMart avec un panneau 4 Men's Trial Room, Only 2 items allowed et un mannequin photographié
Capture d'une publicité Instagram Gully Labs, homme en chemise bleue masquant son visage avec son téléphone, texte I'm wearing these sneakers with everything
Autocollant Warning sur le cadre d'un vélo orange et noir avec trois conseils dont Made in IndiaLes deux cas suivants touchent à la langue. Selon la chronique, une publicité tient en anglais un message simple et en arabe un conseil sensiblement différent aux clients. La photo montre une bâche jaune de la marque Thndr au-dessus d'une autoroute, avec le nom en lettres latines et une phrase en arabe ; la chronique ne dit pas ce que cette phrase signifie, et on ne le déduit pas ici. Un panneau de point de dépose pour Ola et Uber, lui, porte « DROP OF POINT », avec un « of » de trop, au-dessus d'un texte en écriture devanagari.
Bâche publicitaire jaune de la marque Thndr au-dessus d'une autoroute, texte en arabe et en anglais
Panneau blanc sur une grille rouillée avec logos Ola et Uber et le texte Drop of pointLes trois derniers relèvent de la relecture ou de la vérification. Un menu de restaurant indien annonce « Indian Cousin » pour Indian cuisine, ce qui, dit la chronique, invite la famille élargie à table. La capture d'un iPhone affiche 26 h 47 min de temps d'écran sur une journée dont la jauge ne dépasse pas 20 h : la chronique demande à Apple d'où viennent ces heures. Enfin, à la mort de Dolly Parton, deux tabloïds écossais ont d'après la chronique titré presque pareil, avec une différence minime ; l'un des deux, le Daily Record, porte « We will always love you Dolly ».
Widget Temps d'écran d'un iPhone indiquant 26h 47m, avec Photos 19h 5m, Instagram 2h 18m, Prime Video 1h 34m et Netflix 31mLe contexte
La chronique ne dit ni combien de cas elle reçoit ni d'où viennent les photos, et elle ne nomme pas les auteurs des visuels ; on n'en tire donc aucune statistique. On peut seulement ranger les cas : des fautes dans le texte principal (« Drop of point », « Cousin »), une preuve absente (les chaussures), des incohérences que personne n'a relevées (l'autocollant, la capture d'écran) et une version arabe qui diverge de l'anglaise.
Dans les cas bilingues, l'erreur change de nature. Une faute d'orthographe fait sourire. Un décalage entre deux versions engage la marque, car le public arabophone ne voit que sa version. Campaign Middle East pose la question sans trancher : cette divergence est-elle voulue pour provoquer, ou nuit-elle à la campagne ?
Ce que ça change
- La relecture par un tiers. « Drop of point », « Indian Cousin » et le « Made in India » de l'autocollant se repèrent d'un coup d'œil pour quelqu'un qui n'a pas écrit le texte. Avant la pose ou l'impression, faites lire le support en situation par une personne extérieure à la production. La chronique ne formule pas cette consigne : c'est celle de la rédaction, tirée de ses exemples.
- La preuve dans le visuel. La publicité Gully Labs promet « avec tout » mais ne montre pas les chaussures, alors que son bouton « Shop now » invite à acheter. Un visuel doit montrer ce que le texte affirme ; sinon l'affirmation reste une phrase de plus.
- La validation par version linguistique. Pour une campagne anglais et arabe, chaque version se valide séparément, avec un locuteur natif, et pas seulement sur la mise en page. L'anglais sert souvent de référence, et c'est là que l'écart passe inaperçu.
Sources
- Campaign Middle East : The Spin: Misinterpreted and missing advertising AE, 16 octobre 2026
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