Aller au contenu Aller aux outils de la page
S’abonner
Une photographie physique aux bords visibles, représentant un banc dans un jardin, présentée sur le site de l’artiste.Une photographie physique aux bords visibles, représentant un banc dans un jardin, présentée sur le site de l’artiste.
Œuvre et photographie : Andrea Pizzini

CréateursItalie2 min de lecture

Andrea Pizzini expose la surface photographiée Une œuvre faite dans une caméra où l’on entre

L’artiste utilise une chambre assez grande pour y tenir debout. La feuille exposée à la lumière devient l’objet présenté au mur, sans tirage réalisé depuis un fichier ou un négatif.

Par La rédaction

Pourquoi ça compte

Sur le site d’Andrea Pizzini, une photographie posée au sol laisse voir ses bords. L’objet compte autant que l’image reproduite sur notre écran. L’artiste décrit un procédé dans lequel la surface sensible reçoit directement la lumière du sujet, puis devient l’œuvre après traitement. Chaque photographie possède ainsi un original physique à son format de présentation.

Les faits

Annonceur
Andrea Pizzini
Réalisation
Andrea Pizzini
Médias
Photographie grand format
Date
Entretien relayé en octobre 2026
Marché
Italie / International

Pizzini explique travailler avec une chambre noire assez grande pour y entrer. L’entretien décrit des œuvres de 1,27 mètre de côté et un format maximal prévu d’environ 1,27 sur 2,20 mètres. Il n’intercale pas de négatif ni de fichier maître entre la prise de vue et la photographie finale.

Dans l’entretien publié par CineD, le procédé est décrit à partir d’une feuille Fujiflex et d’un traitement inversible. L’objectif de 1 210 mm est ouvert à f/12,5. L’équivalence proche de f/0,3 évoquée dans les extraits concerne la profondeur de champ par comparaison avec le plein format, selon les hypothèses détaillées par l’artiste. Elle ne désigne pas l’ouverture d’exposition de l’objectif.

Le contexte

Pour une direction artistique qui commande une image destinée à un mur, cette méthode oblige à penser le format avant de photographier. L’objet final entre dans la préparation de la prise de vue. Sa reproduction numérique sert à présenter le travail ; elle change les conditions dans lesquelles on peut observer la surface.

L’intérêt tient aussi à la façon de montrer l’œuvre. À distance, on peut lire sa composition. En s’approchant, on cherche des détails du support et du sujet. Ce déplacement du regard existe dans la description de Pizzini ; une vignette sur un site ne permet pas de juger à sa place la qualité de l’objet exposé.

Ce que ça change

  1. Prévoir le lieu de regard. Avant de choisir le format d’une commande, on peut préciser où l’image sera vue et à quelle distance. Ce cas donne une raison matérielle de poser la question tôt : la surface présentée fait partie du procédé, au lieu d’être une simple déclinaison de livraison.

Sources

  1. Andrea Pizzini : Stillness : présentation de la pratique ,
  2. CineD : Entretien et description du procédé photographique ,
  3. Repérage social CineD : Présentation du support photographique , 21 octobre 2026
  4. CineD : Explication des équivalences de profondeur de champ , 20 octobre 2026

Cités dans l’article

À lire ensuite

Article suivant, CréateursManon Louart assemble les images du feu

Rubrique

Créateurs

Créateurs, plateformes et marques : ce qui se signe et ce qui marche.

Menu