Ambeth Ocampo parle au micro devant le public du Vogue Talks, à Vogue Threads Manila 2026.Ocampo refuse l’IA créative Vogue Threads, Manille Un historien parle aux créatifs L’IA reste outil
Au Vogue Talks de Manille, l’historien Ambeth Ocampo a soutenu que l’IA, qui fonctionne par motifs, ne remplace ni l’intuition ni la création humaine.
Par La rédaction
Pourquoi ça compte
Vogue Philippines rapporte que l’historien Ambeth Ocampo a défendu, devant une salle comble, l’usage de l’IA comme simple outil. Pour une équipe créative, l’enjeu est de garder la recherche et l’interprétation côté humain.
Les faits
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Le deuxième jour de Vogue Threads 2026, l’historien et universitaire philippin Ambeth Ocampo a parlé de la façon dont l’IA aggrave la désinformation et change notre manière d’apprendre l’histoire, selon [Vogue Philippines](https://vogue.ph/lifestyle/culture/ambeth-ocampo-vogue-talks/). La salle était pleine. Il a ouvert comme ses cours à l’Ateneo de Manila University, par des anecdotes.
Avant ChatGPT ou Gemini, Google Scholar avait déjà accéléré la recherche d’articles, là où lui consultait un fichier de bibliothèque en carton. Pour lui, la lenteur de l’index est le moment où l’on comprend comment un savoir est rangé. Il refuse l’idée que plus personne ne lit : on lit davantage qu’à l’époque de la Bible de Gutenberg, dit-il, et la question est de savoir quoi.
Son exemple central est une consigne de cours : analyser une page du journal que José Rizal tenait pendant ses études à l’étranger, où il notait ses achats quotidiens. Des collègues jugent l’exercice anecdotique. Les étudiants, en cherchant pourquoi l’argent partait en timbres, ont compris que Rizal avait le mal du pays. Selon Ocampo, c’est un angle mort des modèles, qui ne tirent pas ce contexte de l’expérience vécue. Sa liste de ce qui reste : curiosité, esprit critique et sources primaires.
Ocampo n’est pas un opposant de principe. Il se dit utilisateur fréquent de Gemini, position qui divise ses pairs universitaires, et pense que ces modèles seront de plus en plus courants. Il cite pourtant les dérapages : une demande de restauration en couleur de photos d’archives a fait inventer de nouveaux éléments à l’IA. Il l’accepte comme outil. Il s’alarme quand elle prend la place de la création ou de l’apprentissage.
Son avertissement le plus net porte sur la complaisance des modèles. Il a aussi évoqué un ami dépressif qui avait prévu un voyage en Suisse sur le conseil d’un chatbot, pour une aide au suicide. Vogue note que l’anecdote est brève mais montre le risque de confier à une machine des sujets qui demandent nuance, empathie et sagesse. À sa propre question « l’IA peut-elle remplacer Ambeth Ocampo ? », il répond non : elle fonctionne par motifs et ne produit ni intuition ni pensée originale.
Le contexte
Vogue Threads Manila en est à sa troisième édition, du 26 au 28 octobre 2026, au 2680 Compound, d’après le même article. Le programme réunit éditeurs de Vogue Philippines, vétérans de l’industrie et artistes de la mode, du bien-être, du business, des arts et de l’édition. Parmi les intervenants figurent la designer nationale Patis Tesoro et la critique d’art Marian Pastor Roces. Un historien parle donc ici à des créatifs de mode, pas à des spécialistes de l’IA.
Le sujet est regroupé par nos outils avec deux autres titres, non lus ici faute d’accès au texte : « Creativity Is Conning Us » dans [Vanity Fair](https://www.vanityfair.com/story/creativity-con-thomas-frank), et un article de [Merca2.0](https://www.merca20.com/creativity-as-growth-como-heineken-y-lepub-buscan-convertir-la-creatividad-en-crecimiento-de-negocio/) du 30 octobre sur Heineken et LePub. On ne leur attribue aucune idée : ils montrent seulement que la valeur de la création est en discussion cette semaine.
Pour une équipe créative, l’exemple de Rizal se transpose dans un brief : un modèle qui cherche à plaire renvoie la réponse attendue. Ocampo laisse aux humains la lecture des sources et du contexte. Ce que rapporte Vogue Philippines relève d’un témoignage de conférence, sans mesure à l’appui, et le jugement d’Ocampo n’engage que lui.
« L’IA cherche à plaire : elle vous donne ce que vous voulez. C’est ce qui fait qu’on s’y laisse prendre. »
Ce que ça change
- Sources primaires. Le journal de Rizal montre qu’un document brut apprend ce qu’un résumé de modèle omet.
- IA comme outil. Ocampo en use lui-même, mais ne lui laisse ni la création ni l’apprentissage.
Sources
- Vogue Philippines : Ambeth Ocampo on Why AI Cannot Replace Human Creativity Philippines, 28 octobre 2026
- Vanity Fair : Creativity Is Conning Us États-Unis,
- Merca2.0 : Creativity as Growth, cómo Heineken y LePub buscan convertir la creatividad en crecimiento de negocio Mexique, 30 octobre 2026





